Le Chateau Murat

Marie-Galante

Découvrir la Guadeloupe sans passer par Marie Galante serait une erreur de taille. On parle d'ailleurs des îles de Guadeloupe tant l'archipel est riche. Riche de ses paysages, mais aussi riche d'un passé et d'une histoire qui l'ont encrée au cœur des Antilles et même de toute la Caraïbe. Indissociable de la Guadeloupe, la culture de la canne à sucre et l'industrie sucrière font partie intégrante du paysage guadeloupéen.

La canne à sucre

A quelques encablures seulement de Basse terre, Marie Galante s'affirme comme une terre agricole au riche passé sucrier. Si, autrefois, la Grande Galette ne comptait pas moins de 106 moulins qui s'étiraient sur quelques 158 km², aujourd'hui ce sont essentiellement des vestiges qui sont donnés à voir aux touristes et aux quelques 12 400 marie galantais.

La château Murat

Afin de ne rien renier de ce passé colonial qui a drainé en Guadeloupe des milliers d'esclaves venus développer et cultiver la canne à sucre, l'Assemblée départementale du territoire a acquis, rénové puis réhabilité le Château Murat.

Situé au sud de Marie Galante, sur la commune de Gand Bourg, l'Habitation Murat fut, par le passé, une des plus importantes plantation de canne à sucre de Guadeloupe. Au plus fort de son activité, au milieu du XVIII ème siècle, son propriétaire Dominique Murat, a possédé jusqu'à 207 esclaves.

La Plantation Bellevue Laplaine, une des plus prospère de l'Archipel faisait alors appel aux trois énergies traditionnelles de l'île: animale, éolienne et thermique. Les vestiges du moulin sont autant de témoignages d'une industrie prospère et des avancées technologiques d'un autre temps. Lors de la visite, l'accent est d'ailleurs mis sur l'architecture remarquable tant du moulin en lui même, que de la sucrerie ou des bâtiments de l'usine de transformation.
Cette propriété qui s'étend sur un peu plus de 200 hectares rassemble tous les vestiges, en excellent état, de l'ancienne sucrerie Bellevue Laplaine, mais aussi des cases en gaulettes (anciennes habitations des esclaves aussi appelées cases nègres), un jardin botanique et le château.

Si le château, juché en haut de son péron a de quoi attirer le regard par son aspect imposant, la richesse de ce patrimoine réside essentiellement dans les bâtiments adjacents.

Cette grande bâtisse classique aux allures coloniale aurait été dessinée par la propriétaire des lieux et ancienne élève des Beaux Arts, Jeanne Laballe épouse Murat. L'imposante demeure du XIX ème siècle abrite un écomusée des Arts et Traditions Populaires autour de l'industrie sucrière en Guadeloupe.

La fin du XIX ème siècle a vu le déclin de l'industrie sucrière en Guadeloupe. Un déclin essentiellement du à l'abolition de l'esclavage, mais aussi à la concurrence directe de la betterave sucrière et à la modernisation de cette industrie du sucre.

Ouvert du lundi au vendredi de 9h00 à 12h00 et de 14h30 à 17h30, samedi et dimanche de 9h00 à 13h00, la visite est libre mais peut aussi être guidée pour une meilleur compréhension.

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